Ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire

Sceau de Republique Gabonaise

Structuration des Activités du Ministère

Selon la nouvelle organisation du département, le Ministère  de la Promotion des Investissements des Travaux Publics, de l'Habitat des Transports, Tourisme chargé de l'Aménagement du Territoire dans son Pan de l'Equipement, des Infrastructures et de l'Aménagement du Territoire est structuré en 6 secteurs  principaux d'activités définis ainsi qu'il suit :
  • La conception, la construction et l'entretien des bâtiments  administratifs ;
  • La conception, la construction et l'entretien des équipements collectifs (stades, cimetières, décharges publiques, prisons) ;
  • La conception, l'aménagement et l'entretien  des infrastructures routières, y compris les voiries urbaines ;
  • La conception, la construction et l'entretien des ouvrages d'art et de soutènement ;
  • L'assainissement ou gestion des eaux  pluviales et des eaux usées dans les agglomérations urbaines ;
  • L'aménagement du Territoire qui vise à assurer une coordination des actions de toutes les administrations sectorielles et une répartition équilibrée  et harmonieuse  des équipements et des infrastructures  sur l'ensemble du territoire nationale.
Le Ministère de l'Equipement, des Infrastructures et de l'Aménagement du Territoire assure également la tutelle technique des organismes ci-après :
  • Le Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics (LBTPG) dont la situation financière et l'opérationnalité  sont en cours de redressement avec le concours de l'Etat.
  • L'Ecole des Techniciens des Travaux Publics de Fougamou(ETTPF) en cours de restructuration pour lui permette de s'adapter à l'évolution des métiers et des compétences et lui conférer un rayonnement sous régional.
  • L'Ordre des Architectes du Gabon
  • Le Fond Routier Gabonais nouvellement créer et qui place le Fonds d'Entretien Routier de Deuxième Génération en lui enjoignant un guichet investissement pour le règlement  des dépenses liées aux travaux neufs routiers.
  • L'Unité de coordination des Etudes et  Travaux (UCET) qui assure pour le compte de l'Etat, la gestion et le management des projets d'assainissement des bassins versants de IAI , Terre Nouvelle et Guégué sur financement de la Banque Africaine de développement.
Parmi  ces secteurs d'activité, les infrastructures routières occupent  une place  prépondérante, tant en termes du montant des investissements consentis, qu'en termes du nombre de personnels associés.

CONFIGURATION DU RESEAU ROUTIER GABONAIS

Le réseau routier gabonais, d'un linéaire de 9 170km, est constitué de grands corridors qui sont :
Les corridors de peuplement le long desquels se sont installées les populations. Exemple la route Makokou-Okondja qui dessert près de 30 000 habitants repartis entre 18 grands villages.

Les corridors de développement économique,  d'évacuation et d'échanges de produits agricoles et industriels. Exemple la route Alembé-Lopé-Mikouyi par laquelle transitent les chargements d'eau ANDZA et de sucre de SUCAF à destination des provinces côtières, ainsi que les matériaux de construction et les carburants s à destinations des provinces de l'Ogooué Lolo et du Haut-Ogooué.

Les corridors de communication,  de transit et d'intégration régionale avec les Etats limitrophes. Exemple les routes Bifoun-Lambaréné-Fougamou-Mouila-Ndendé-Doussala-Frontière Congo et Bifou-Ndjolé-Lalara-Mitzic-Oyem-Bitam-Eboro-Frontière Cameroun. Sur 9 170km seuls 1175km sont bitumé

Ce réseau routier se caractérise par :
  • Sa faible densité (35 km de routes pour 1000km2 de superficie) ;
  • Par sa faible densité (une seule route relie Libreville aux Provinces du Moyen Ogooué et de la Ngounié) ;
  • Sa faible proportion de routes bitumées (seulement 14% du réseau est bitumé) ;
  • Sa faible fréquentation (seulement 20% du réseau supporte un trafic journalier mayen annuel supérieur à 200 véhicules par jour).
Toutefois, mise à part certaines villes côtières (Port Gentil, Gamba), le réseau routier gabonais permet la desserte de tous les grands centres administratifs et économiques du pays.

III - CLASSIFICATION ET HIERARCHISATION DU RESEAU ROUTIER

    Pour tenir compte des contraintes socio-économiques du pays qui ne permettent pas d'engager les travaux sur l'ensemble du réseau en même temps, et depuis l'année 2010, il a été défini un réseau prioritaire à aménager et à entretenir composé ainsi qu' »il suit :

    Priorité N° 1 : Routes reliant la capitale nationale (Libreville) aux capitales provinciales, y compris leurs prolongements jusqu' 'aux frontières avec les pays voisins, ainsi que les routes donnant accès à des centres de production industrielle et des sites touristiques majeurs. Soit un linéaire total de 3 020 km (33% du réseau) dont 1075 km sont bitumés et 400 km sont en cours de bitumage.

    Priorité N°2 : Route d'interconnexion entre les capitales Provinciales, ainsi que les routes intermodales (routes d'accès aux gares de Ndjolé, Booué, Lastoursville et Moanda). Soit un linéaire total de 4 600 km (50,0% du réseau) dont 140 km en cours de bitumage (route Monda-Bakoumba et Ntoum-Cocobeach)
   
   Priorité N°3 : Route de desserte des chefs-lieux de département. Soit un linéaire total de 1 550 km (17% du réseau).

IV - Création du Fonds Routier : motivation et objectifs

    La construction et l'entretien des infrastructures routières viables, aptes à soutenir le développement économique et social du pays, nécessitent
D'importants moyens financiers qui sont souvent couverts par les financements extérieurs bilatéraux et multilatéraux.
En effet, lorsqu'une politique routière a été clairement définie en aménagement et en entretien, et lorsque le financement de cette politique
Est correctement assuré sur une longue période, deux des conditions nécessaires pour doter le pays d'un réseau routier de qualité sont réunies.
    Il reste cependant à mettre en oeuvre cette politique de manière ordonnée et cohérente, à mobiliser les ressources financières nécessaires et à réaliser les travaux avec la qualité technique requise et dans les délais impartis.
       La transformation du Fonds  d'Entretien Routier de Deuxième Génération en un Fonds Routier est une évolution normale qui est déjà effective dans de nombreux pays, tant africains qu'européens (France avec l'Agence de Financement des Infrastructures de Transport, Cameroun, Togo, Maroc, Bénin, etc...)
    Le Fonds Routier Gabonais a pour objet de collecter, de sécuriser, de gérer et d'administrer les fonds destinés à financer, à la fois, les travaux neufs d'aménagement routier, d'entretien, de réhabilitation et de protection du patrimoine routier national, y compris les voiries urbaines aménagées.
    En particulier, ce Fond Routier permettra d'une part, de sécuriser les contreparties gabonaises des projets réalisés avec le concours des financements extérieurs, et d'autre part, d'assurer le payement régulier et dans les délais requis, des factures et décomptes des travaux des travaux routiers.
    Car lorsque le payement de ces décomptes des travaux n'est pas régulièrement assuré dans les délais requis(en général 90 jours), on observe
Des arrêts intempestifs des chantiers, avec pour conséquences le payement des entreprises :
  • Des intérêts moratoires ;
  • Des frais d'immobilisations des matériels et des personnels ;
  • Des frais de reprises des travaux sur les sections de routes non protégées mais soumises aux intempéries et aux agressions de trafic ;
  • Des frais dus à la révision des prix

Modifié : 18 / 07 / 2013


En Haut