Le Ministre Edgard MOUKOUMBI ausculte les chantiers routiers dans le Haut-Ogooué

Poursuivant sa vaste tournée d’inspection des infrastructures routières le week-end écoulé, le Ministre des Travaux Publics et de la Construction, Edgard MOUKOUMBI, a posé ses valises dans la province du Haut-Ogooué. Après l’étape de l’axe Alembé–Mikouyi (306 km), le Membre du Gouvernement a sillonné les chantiers stratégiques de la Route Nationale 3 (RN 3), de l’aéroport de Mvengué et de l’axe Moanda–Bakoumba. L’objectif affiché était clair : évaluer l’état d’avancement des travaux, identifier les obstacles et impulser les mesures nécessaires à la livraison de ces ouvrages essentiels au désenclavement de la région.
Sur l’axe Franceville–Mvengué, l’optimisme était de mise. Accueilli par l’ingénieur de Porteo-Franceville, Ghislain AKAYEWAKE, le Ministre MOUKOUMBI a constaté des progrès significatifs sur la réhabilitation et le renforcement de la RN3, du PK0 à Franceville jusqu’au PK21 à Mvengué, incluant les travaux sur le tarmac de l’aéroport. « Sur la RN3, nous avons procédé au renforcement de la voie par la mise en œuvre d’une couche de base en grave bitume de 10 cm, suivie d’une couche de Béton Bitumineux à Module Elevé (BBME) de 5 cm d’épaisseur », a détaillé l’ingénieur, précisant que le tarmac bénéficie d’un béton AK anti-kérosène de 5 cm sur support en grave bitume de 8 cm. Avec un taux d’exécution atteignant 87 %, le projet devrait être livré à la fin du mois d’août, ne restant plus que la signalisation horizontale et verticale, les glissières et la couverture de 6 km en BBME.
Contraste saisissant sur l’axe Moanda–Bakoumba, où le Patron des Travaux Publics et de la Construction a été confronté à une réalité moins réjouissante. Le chantier de près de 45 km, confié à l’entreprise Synohydro, est actuellement à l’arrêt, les engins silencieux et les équipes réduites à une activité minimale. L'ingénieur homologue, a dressé un état des lieux précis : « La couche de fondation a été réalisée sur 9,5 km et la couche de base sur 11,5 km. » Face à ces difficultés, notamment financières, le Ministre Edgard MOUKOUMBI s’est entretenu avec les responsables du projet et a promis d’examiner les voies et moyens pour une reprise rapide des travaux, indispensables à la fluidité des échanges entre Moanda et Bakoumba.

Cette mission de terrain, marquée par un contraste saisissant, illustre les défis que doit relever le Ministère des Travaux Publics et de la Construction pour moderniser le réseau routier gabonais. Edgard MOUKOUMBI a réaffirmé sa détermination à lever tous les goulots d’étranglement pour que ces projets, vitaux pour le développement économique du Haut-Ogooué, aboutissent dans les meilleurs délais.